Nov 21 2015 | ICOSI

L’ICOSI a participé aux Assises de l’ESS qui se sont tenues à Skhirat les 20 et 21 novembre.
Organisées par le Ministère marocain de l’ESS et de l’Artisanat, ces assises ont permis de réunir de nombreux acteurs de l’ESS d’Afrique et de Méditerranée.

Intervenant à la table ronde « contribution de la coopération internationale au développement et à la convergence de l’ESS », Arnaud BREUIL est revenu sur les éléments qui doivent permettre à l’économie sociale de se développer sur le continent africain et en méditerranée.

1. La conviction que l’économie sociale et solidaire est, par la coopération internationale, un modèle de développement qu’il est nécessaire d’appuyer et de structurer ;

2. Persuadés que les défis du développement et de lutte contre la pauvreté, notamment en Afrique, passent par la promotion des modèles de l’économie sociale, il apparaît indispensable de les soutenir et de les fédérer ;

3. Forts d’une reconnaissance institutionnelle et internationale forte, marquée par l’Année internationale des Coopératives en 2012, et le récent congrès de l’ACI, il apparaît encore plus indispensable de mettre en lumière les acteurs de l’ESS à l’échelle du continent africain ;

4. Une réalité ancrée dans le tissu économique, qu’il appartient de redécouvrir, revitaliser et de mobiliser autour d’objectifs communs.

En conclusion, et sur la base de ce constat, Arnaud BREUIL a estimé qu’il était nécessaire que :

1. Des référentiels communs (lois cadres, statuts) soient établis en Méditerranée et en Afrique pour définir les bases communes d’un développement durable, pérenne et solidaire ;

2. L’ensemble des acteurs concernés, autorités publiques, structures représentant l’ESS et acteurs de terrains soient associés pour l’établissement de ces référentiels ; des liens doivent être établis avec le mouvement syndical international afin de favoriser le changement d’échelle auquel nous aspirons ;

3. Les projets existants et les réussites soient mis en avant afin d’en renforcer la notoriété et mesurer le caractère duplicable de telles initiatives ;

4. Enfin, il est indispensable de favoriser l’accès à des financements innovants, bancaires et non-bancaires, pour appuyer les initiatives.